mardi 18 novembre 2014

Vitesse de mes années


                                                                       Merci James



Vers 1980, James PERROUX n'était qu'un enfant, dont les parents, mes grands amis me le confièrent pour ses dons irrécusables orientés vers le dessin et la peinture. Après 30 ans c'est une rencontre sur mon blog. Cette histoire vécue à Méribel Altiport, laissons raconter par James cette anecdote, un enfant devenu grand homme dans la peinture avec sa rage de peindre, tout en possédant pas mal   de cordes à son arc.


      
La rage de peindre 

Adolescent, je cultivait la solitude car il m'arrivait rarement de trouver un ami de mon age. Je passais mon temps à rêvasser et à courir la montagne armé d'un crayon et de tout le papier que je pouvais trouver.
Mon père, sensibilisé par mes dessins , m'emmena à la rencontre d'un personnage étonnant qui deviendra mon initiateur : Edouard RIGOTTI .
Il m'a encouragé, supporté et permis de réaliser mon rêve, m'exprimer à travers un art : la peinture.
Je me suis vite aperçu de la chance qui m’était offerte de pouvoir suivre cet artiste aussi bien dans son atelier que dans la nature.
Cette complicité de trois années ( dessins académiques, reproduction de Cézanne, aquarelles, fusain, mine de plomb...) m'appris à soulever des montagnes mais j'avais envie de peindre autre choses... Dali : "apprend à dessiner, après délire". Cette phrase résume encore aujourd'hui la nécessite  d'observer, d'écouter, d'échanger et de transmettre. 
Parallèlement au travail que je fournissait avec Edouard RIGOTTI, j'essayais de mon coté de connaitre mes propres désirs et impulsions, elles se caractérisaient par des structures géométriques s'emboîtant entre elles, accompagnées de personnages filiformes, le tout entouré d'une atmosphère angoissante et lugubre.
Cette belle aventure a été interrompue à cause du déménagement de mon initiateur.
Il fallait absolument que je poursuive, mais cette fois tout seul .

                                                                                                    James PERROUX 
  

1 commentaire:

  1. Un petit poème pour vous...

    La niche des roses et ses poils de pinceaux

    Et sa zibeline à la cime
    Glissant d’une couleur à l’autre
    De la neige à la chrysalide
    Mélange l’air du temps
    L’hypnose fauve d’un papillon de nuit

    Et sa soie à la fleur éteinte
    Couchant son huile solitaire
    Comme un doux édredon
    Réveille l’essence
    Un lambeau alangui de chair

    Et son petit-gris brun de Kazan
    Contournant l’oiseau bleu de Prusse
    De la mer Caspienne à la Baltique
    Apprivoise le steak d’un tartare
    Sur la plaine d’un vernissage

    Et son poil de blaireau au ciel
    Traversant son cœur et celui du monde
    Caresse le vitrail de sa foi
    Murmure l’âme du poète
    Où la dryade se vêt d’un glacis

    Et son chiendent féroce balai-brosse
    Mouchetant la vaste toile
    En perdition sur le fleuve noire
    Redresse le voile d’un bateau
    L’étincelle d’une flamme oubliée

    Et parmi tous ses poils
    Je récure et peins les araignées
    D’un même mouvement
    Sur toutes mes toiles
    Pendues au-dessus de ma bouche
    Une écarlate confession
    D’un arbre gerbant le kitch
    Trône en haut de la rue
    Infiniment solitaire
    En son lieu d’asile

    Et une ondine blanche de peau piétine
    Hors de l’espace enclos sous la neige
    Hâte-toi vers la niche des roses
    A l’ombre de mon ombre empale-toi
    Sur mon œuvre en métamorphose
    Reste avec moi
    La porte du garage va se refermer
    Retire-toi avant l'aube

    James Px.

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